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L’ANECDOTE: DEMYSTIFIEZ VOTRE BOSS.

Dernière mise à jour : juil. 6

"J'utilise mon attente interminable en salle d'embarquement pour écrire ces quelques lignes et partager une anecdote qui m'est arrivée, il y a 4 jours. J'espère qu'elle aidera certains d'entre vous à démystifier positivement leur hiérarchie mais également qu'elle aidera certains managers à se sentir plus "normal" dans leur vision d'eux-même ainsi que dans l'accompagnement de leurs collaborateurs." - JM.



LE CONTEXTE


Nous sommes Vendredi 14 Février, il est 21h59. Non, je ne suis pas au restaurant un bouquet de fleurs à la main afin de célébrer la St Valentin, mais bel et bien derrière mon bureau à finaliser la préparation d'une "conference-call" de prospection qui va démarrer dans 1 minute.


[22h] J'appelle mon interlocuteur, basé aux Etats-Unis. L'appel démarre très bien, le ton est chaleureux et professionnel. American style.


Je présente mon entreprise, SUPANOTCH (pour les curieux: www.supanotch.com) à mon interlocuteur, qui se montre intéressé par le modèle et la "value proposition" que nous offrons. Lui-même est en charge d'une Business Unit pesant quelques 9 milliards de dollars (oui, oui... 9 milliards), couvrant les activités de 11000 personnes pour le compte d'un mastodonte de l'industrie mondiale.




LA SURPRISE


Mon introduction arrivant à sa fin, le client me coupe la parole et me lance:


[LUI] "JM, super ta présentation. Je comprends bien. Du coup, votre "core business" est une approche "by Executives for Executives" permettant d'identifier des cadres/top executives ayant des personnalités hors du commun, de les évaluer, puis de les présenter à des industriels à travers le monde?"


[MOI] "Exactement."


[LUI] "Du coup, juste pour que je comprenne bien, quel est le but de cet appel? Tu veux travailler avec nous ou tu veux me recruter?"


[MOI] "Les 2!"


[...MOMENT DE SILENCE...]


[LUI] "Ok... JM, il faut que tu me donnes 30 secondes pour que je change de salle si on veut pouvoir parler plus librement et avoir un échange de qualité."


[MOI] "Of course..."


Je vous laisse imaginer la suite de la conversation.


LEÇON 1: C’est impossible…jusqu’à ce que quelqu’un le fasse.


Pour 99% des gens, une PME domiciliée à Annecy, France, n’a aucun intérêt pour un patron Américain à la tête d’un département générant, à lui seul, des revenus équivalents à ceux des plus grands fleurons de l’industrie Française. Ainsi, la majorité des personnes qui pourraient sortir de leur zone de confort et tenter de rentrer en contact avec d’autres individus ayant des points d’intérêt communs, ne le font pas. Des millions d’opportunités sont ainsi perdues, chaque jour, à cause de croyances limitantes. Le fameux: “C’est impossible!”



Peut-être que votre prochaine avancée de carrière ou la multiplication par 10 de votre chiffre d’affaires tient à la décision d’un manager basé à l’autre bout du monde, qui adorerait votre parcours, votre personnalité, votre produit ou votre service. Pourquoi ne pas le solliciter?


Dois-je vous rappeler qu’il n’y a statistiquement que 7 interfaces entre vous et n’importe qui dans le monde? Oui, il n’y a que 6 personnes entre vous et Barack Obama. Cela permet de réaliser très vite à quel point ce [et ceux] que l’on ne pense pas accessible, l’est en fait bien plus qu’il n’y paraît.


De même, personne ne pensait qu’il était possible qu’un humain puisse un jour passer sous la barre des 10 secondes au 100 mètres, jusqu’à ce qu’Usain Bolt le fasse. Personne n’imaginait non plus quelqu’un marcher sur la Lune,…


En bref, ne définissez pas des objectifs basés sur les limites des autres. Définissez vos objectifs en vous basant sur ceux que vous pensez être possible de réaliser.

Nous sommes en 2020. Il est temps d’OSER et de pulvériser toutes vos croyances limitantes.



LEÇON 2: Nous sommes tous des Hommes.


L’interlocuteur avec lequel je me suis entretenu Vendredi soir est une personne ayant une trentaine d’années d’expérience, les responsabilités que je vous ai décrites et des faits d’armes à n’en plus finir.


Il est probablement hautement considéré au sein de son organisation et est un exemple de réussite pour nombre de ses collaborateurs. La plupart le visualise probablement comme un top executive, sur-homme, inaccessible, intouchable et trop occupé pour se préoccuper d’autre chose que de son entreprise. Cependant, comme vous, comme moi, c’est un Homme. Il a ses tracas quotidiens, ses enjeux personnels et envies d’évolution de carrière. La conversation que j’ai eu par la suite avec lui ne diffère en aucun point d’une discussion que j’aurais pu avoir avec un jeune cadre ayant 3 ans d’expérience.



Je partage cette anecdote afin de libérer tous les professionnels, jeunes ou moins jeunes, qui n’osent pas, qui ont peur du rejet et qui ne vont pas vers leur hiérarchie de peur d’être incompris ou jugés.


Si vous saviez à quel point votre boss est comme vous, vous ne vous formaliseriez pas autant. Il/Elle est là pour vous donner du temps, une direction, de l’énergie, de la motivation. Il est de votre devoir de partager votre vision, vos envies et vos challenges afin de construire, ensemble, votre chemin de carrière.


En résumé:

  1. Votre boss est accessible.

  2. Votre boss est comme vous.


Et vous savez quoi? Si vous allez vers lui/elle, il/elle pourrait même vous comprendre et vous aider. Faites-le.

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